La solitude est certainement la chose la plus difficile a gerer.  Je me suis souvent dis que ce qui comptait, ce n'etait pas ou on était, mais avec qui ...

Car au final j'avais une vie plutôt stable en France. Une famille soudée, un cercle d'ami, mon amour de chien, mon appartement, ma voiture, un CDI, mais une vie tellement ennuyeuse ... Avant de partir je me disais " tu es bête, toutes ces petites pierres que tu déplaces depuis des mois pour te construire une vie, tu viens de mettre un gros coup de pied dedans "

Avec du recul, j'en conclu simplement que je n'aspire pas a la même vie que tout le monde ...

Aujourd'hui j'ai bousculé les choses, j'ai parcouru 5758 km pour vivre mes reves. Et je ne le regrette pas.

L'adaptation est assez simple, je suis dans une bonne coloc ( au passage, j'ai rencontré un de mes colocs en France, sur mon ancien lieu de travail, il m'a laissé ses coordonées, et une semaine avant mon départ, une chambre s'est libéré dans sa coloc ), j'ai été très bien acceuillie, j'ai ma place dans les placards, mes moments d'intimité, et d'autre plus conviviale. Je n'esperais pas autant. J'ai mon plan et ma carte de métro, un numero de telephone quebecois ( un cellulaire ) mon appareil photo et une envie incontrolable de changer ma vie.

Mais ( il y a toujours un mais ) il y a toujours cette sensation d'être seule, et de n'etre pas vraiment utile. Mon petit coté baroudeuse s'en moque, mais j'aurais apprecié passer mon weekend dans les rues de Montréal, avec des personnes que je connais vraiment, et que j'apprecie. " Tout vient à point à qui sait attendre " comme on dit, je n'ai meme pas fait une semaine entière ici.

   DSC_0318  DSC_0342

 

Ps : Je m'apprete a boire un de mes nouveau essai de café a la cafetière, priez pour moi. Ma senseo me manque.